LA MEDITATION

Sujet au combien vaste. Pour moi il existe autant de façons de méditer que de personnes qui méditent.

Que vous restiez 1 journée, 1 week-end, 1 semaine ou plus, mon objectif est de vous donner envie (si ce n’est déjà fait) de méditer au quotidien.

Calmer son mental, pacifier cette agitation perpétuelle par-delà les techniques préconisées est surtout un état d’esprit, un art de vivre, pour un véritable changement intérieur bénéfique. Donc toutes les expériences sont positives, encore plus si vous cherchez à devenir acteur de votre théâtre intérieur.

Aujourd’hui les bénéfices de la méditation sont confirmés par de nombreuses études scientifiques. Laïque et accessible, la méditation de pleine conscience se pratique dans les cabinets des médecins, à l’école, dans les entreprises ou chez soi, en pleine nature … etc. Nous offrant sérénité, lucidité et force, elle nous aide aussi à résister aux maux de notre époque : matérialisme, dispersion digitale… Christophe André nous propose 3 minutes de méditation par jour pour respirer, se concentrer et lâcher-prise. 3 minutes en apesanteur avec soi.

« La méditation : C’est la sagesse à la recherche de la sagesse ».

Shunryu Suzuki

Retrouver le calme en nous, dans une époque suragitée, où tout va trop vite, où nous sommes de plus en plus débordés et stressés, est plus que jamais essentiel. Méditer à toute heure et dans des lieux et activités différents, nécessite une conscience du corps, assis sur une chaise, se redresser sans s’adosser au siège, poser ses mains à plat sur ses cuisses et sentir la présence de ses pieds, eux aussi, à plat sur le sol, fixer son regard, de préférence sur une fleur, ou un objet que l’on admire, ou garder les yeux fermés,et porter son attention sur sa respiration. Voilà, c’est suffisant pour réussir sa méditation.

« Quand j’inspire, je sais que j’inspire, quand j’expire, je sais que j’expire » Bouddha Méditer en marchant, pour certains, c’est la meilleure façon de méditer, en silence, en pleine nature, en ville, peu importe l’endroit, avec l’observation de ses pensées, une inspire plus courte que l’expire et respecter son rythme, ralentir, sentir ses pas sur le sol. Devenir de plus en plus conscient, du chant des oiseaux, des différentes couleurs de vert, des odeurs, des parfums de fleurs, des herbes, se sentir connecté à la nature au point de se laisser vibrer par elle.

La nature est une source inépuisable de bien-être, choisir un arbre, le respirer, l’encercler et sentir ses vibrations, donne une énergie vitale. Se laisser immerger par un environnement végétal et revenir ici et maintenant, en observant ses pensées. Une histoire orientale illustre le véritable gourou de la méditation : notre respiration. La posture assise de méditation s’y trouve comparée à une montagne. Les nuages, noirs, épais qui l’entourent et s’agitent dans tous les sens, ce sont nos pensées, qui obscurcissent notre mental. Et ce qui permet de les chasser, en faisant apparaître un beau ciel bleu, c’est notre respiration. Plus elle sera profonde et calme, plus la clarté de notre conscience se fera.

« Les turbulences de la conscience périphérique étant apaisées comme un cristal reflète le support sur lequel il repose, le mental est en état de réceptivité parfaite vis-à-vis du connaissant du contenu et du moyen de connaissance ». Patanjali, Yogas Sutra

Atteindre le « Nirvana », ce concept d’éveil, le paradis intérieur, la béatitude totale et infinie, n’est qu’un rêve, car ne plus connaître de problèmes fait partie de la mythologie occidentale, comme « le satori » en japonais, on s’attend à avoir l’extase absolue, alors que c’est tous les jours que nous avons des satori, des prises de consciences, petites, moyennes, et plus ou moins grandes. Un maître bouddhiste indien du 2ème siècle, Nagarjuna, énonçait « il n’y a aucune différence entre le Nirvana et le Samsara et vice-versa ».

« Il est 2 processus que les êtres humains ne sauraient arrêter aussi longtemps qu’ils vivent : respirer et penser. En vérité, nous sommes capables de retenir notre respiration plus longtemps que nous ne pouvons nous abstenir de penser. Et à la réflexion, cette incapacité à arrêter la pensée, à cesser de penser, est une terrifiante contrainte ». George Steiner

D’après Eckhart Tolle, atteindre l’illumination signifie s’élever au-delà de la pensée, ne pas retomber à un niveau situé en dessous de la pensée, soit celui du règne végétal ou animal. Quand vous avez atteint ce degré d’éveil, vous continuez à vous servir de votre pensé au besoin. La seule différence, c’est que vous le faites de façon beaucoup plus efficace et pénétrante qu’avant. Vous vous servez de votre mental principalement pour des questions d’ordre pratique. Vous n’êtes plus sous l’emprise du dialogue intérieur involontaire, et une paix profonde s’installe. Lorsque vous employez le mental, en particulier lorsque vous devez trouver une solution créative à quelque chose, vous oscillez toutes les minutes entre la pensée et le calme, entre le vide mental et le mental. Le vide mental c’est la conscience sans la pensée. Lorsque la pensée n’est plus reliée au très grand royaume de la conscience, la pensée seule devient stérile, insensée, destructrice.

Pour se sentir mieux aujourd’hui, une règle d’or confirmée par des scientifiques : être pleinement présent à ce que nous faisons, car la dispersion diminue cet état de bien-être. Lâchez le multitâche, qui vous stresse et adoptez la philosophie du « rien que » : rien que prendre sa douche, rien que lire, rien que faire la vaisselle… Observez ce qui se passe lorsque vous décidez de vous consacrer pleinement à ce que vous êtes en train de faire et observez ce que cela provoque en vous. Que ressentez-vous alors ? Dans quel état cela vous met-il ? On peut ressentir plusieurs choses en même temps, la position de son corps, sa chaleur, sa respiration, entendre des sons, mais si vous faîtes plusieurs choses en même temps, vous les bâclerez, et vous vous stresserez.

A chaque fois que notre existence nous éloigne de notre vie intérieure, prenons quelques instants pour se reconnecter à nos sensations corporelles, pour nous recentrer, s’observer, ressentir… il n’y a que nous qui puissions le faire, nous poser ces questions : dans quel état je me trouve ? Quelles sont les émotions qi me traversent ? Même les émotions désagréables font partie de notre patrimoine psychique. Rien ne sert de vouloir les supprimer, commencer par les accueillir, qu’elles se sentent reconnues, pour ensuite passer à la phase d’acceptation, qui n’est rien d’autre, qu’un constat d’état de faits. Ok, je suis stressé, j’accueille mon stress, je dialogue avec lui comme je le ferai avec un ami, qu’as-tu besoin ? Je lui donne tout l’espace dont il a besoin et lui demande de rester calme, le temps que je reprenne conscience du pouvoir que j’aie sur mes pensées. Je suis bienveillante avec lui et avec moi, sans me flageller d’être encore à ce stade dans cette situation. Moins je combats cet état de stress, plus il s’efface lentement, doucement. Plus je résiste, plus il subsiste, plus j’y fais face, plus il s’efface.

La méditation aide à s’endormir, lorsque les pensées nous submergent et que les soucis prennent tout l’espace dans notre mental, s’allonger, ramener la conscience au corps en passant une à une les différentes parties de notre corps en leur demandant de se relâcher et concentrer son attention sur notre respiration, permet d’apaiser le mental et soyez persévérant, car cela nécessite un peu d’entraînement au début. Cultiver la bienveillance, pour soi et pour autrui, est un acte bénéfique à tout notre être. Nourrir ses pensées d’amour inconditionnel pour soi et les autres permet de traverser la vie avec douceur et plaisir. Sans pour autant nier le monde dans lequel on vit, seulement mettre de la hauteur dans notre vision pour voir que la fusion est destructrice, pour nous comme pour les autres.

La gratitude est une partie importante de notre vie. Sans en être totalement conscient, nous devons beaucoup aux autres. David Laroche, coach et conférencier international y a consacré une formation de 28 jours sur le pouvoir de la gratitude. Plus on se crée une personnalité de gratitude et plus les moments de joie, de rires, de bonheur se multiplient. Car c’est beaucoup plus que le simple fait de dire MERCI ! Avec ses différents niveaux, son intensité, sa fréquence et son étendue, vivre au quotidien dans la gratitude procure une vie riche et créative, inspirante, enthousiaste. Sans compter les effets bénéfiques sur la santé, sur les douleurs chroniques, avec des preuves scientifiques, sur des études menées par des chercheurs, dans les Universités.

Einstein disait : « il y a 2 types de personnes, celles qui pensent que la vie est un miracle, et celles qui pensent que la vie n’est pas un miracle » et elles ont toutes les 2 raison ! Pour les unes, ça va être une opportunité incroyable de rencontrer d’autres personnes et de faire autre chose, et pour les autres personnes, avoir fait faillite ou avoir été trompé seront les drames de leur vie et tout sera raté à cause de ces raisons. La vie mettra toujours des pierres sur notre chemin, à nous de les voir comme un mur ou un pont à créer des opportunités dans notre vie.